Archive pour mars, 2016

A LA RENCONTRE DU PRINTEMPS

26 mars, 2016

Il est sur la route de bon matin comme l’ermite du tarot

ou le pèlerin de Compostelle, un solide bâton appuis ses

pas, son baluchon ne pèse pas lourd.

Il marche depuis plusieurs jours s’arrête de temps a

autres pour un frugale repas et reposer ses jambes

fatiguées. Il est heureux il goute savoure cette liberté,

cette beauté cette poésie qui l’entoure.

La nature après un long sommeil illumine tout, autour

de lui, les arbres éclatent en bourgeons vert tendre,

dans les futaies tout un petit monde sort de la léthargie

de l’hiver .

Dès l’aube le gazouillis des oiseaux accompagne son réveil

la source lui murmure de sa voix cristalline des

encouragements, elle bondit joyeusement de cailloux

en pierres.

Il remplit sa gourde, fait un brin de toilette et de nouveau

Il continue son chemin.

Sur le bas coté de la route le long du bois, les anémones

sauvages, les clochettes bleues parfument et colorent le

paysage.

Justin a quitté sa vie pour quelques temps, il étouffait,

d’autres horizons lui faisaient signe. Il a donc décidé de

partir !    Des vacances à l’aventure, sur la route il fait

de nombreuses rencontres, un escargot qui va son

chemin lentement dont le destin sera peut-être brisé en

un tour de roue. La poule faisane et ses petits qui très

rapidement se cachent dans les buissons.

Il traverse un village encore endormi, seul un chien

s’approche le hume et après une caresse s’en va.

Du clocher de l’église gêné  par le son d’une cloche un

groupe de tourterelles s’envole. Le soleil promène ses

rayons dorés sure toute chose.

Le petit lavoir niché sur le bord du ruisseau rêve avec

nostalgie aux lavandière qui l’égayaient de leurs rires

et leurs chants scandés par les coups de battoirs sur

les draps, le soleil était à son zénith,  Justin accablé par

la chaleur orageuse de cette journée de printemps se

laisse choir sous le havre de fraîcheur d’un saule pleureur

se mirant dans le ruisseau.

Justin vit pleinement le moment présent, il ferme les yeux

le visage tourné vers le soleil, quand il les ouvre il n’est pas

seul une merveilleuse apparition se tient non loin de lui,

ses cheveux d’or  encadrent un visage adorable.

Justin est sous le charme !

 » Bonjour! vous êtes la fée de cet endroit ?

 » Je suis Maryse et non une fée et vous?

 » Justin un électron libre amoureux de la nature, de la liberté.

 

 » Maryse ! Maryse cet appel trouble le silence qui s’est installé

entre les deux jeunes gens.

 » je suis ici Denis j’admire ce petit lavoir  j’arrive …..

 Adieux  Justin !

Notre électron libre a repris sa route le sourire aux lèvres et

le soleil au cœur.

 

ETHANE

 

 

 

  

 

 

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A LA rencontre du printemps

26 mars, 2016

Il est sur la route de bon matin comme l’ermite du tarot

ou le pèlerin de Compostelle, un solide bâton appuis ses

pas, son baluchon ne pèse pas lourd.

AU CLAIR DE LA LUNE

6 mars, 2016

Que fait-elle dans ce bois en cette fin d’après midi.

Elle avance rapidement luttant contre les branches

qui tentent de la stopper.

Ses épaules se soulèvent en petits soubresauts les

larmes ruissellent sur ses joues qu’elle essuies du

revers de sa main.

La lumière se fait diffuse à  travers le brun roux

des feuilles.

Le jour tombe vite à cette période de fin d’automne,

la fraicheur s’insinue sous ses vêtements,  elle n’est

pas habillée chaudement c’est l’été indien la petite

brise caresse son visage assèche ses larmes.

Elle ralentit ses pas regarde alentour.

Que fait-elle dans ce bois ! ou vat-elle, des images se

Bousculent : Elle se trouve chez  Sophie  heureuse de

retrouver ses amis!!!! ce soir c’est la fête l’anniversaire

de son amie……Romain  est là,  ses sentiments pour lui 

sont plus qu’amicaux  elle espère que ce soir il lui fera 

part des siens. Il a des gestes tendres attentionnés.

Peut être partage t-il ses espoirs elle est heureuse.

Romain s’approche et l’invite a danser, les lèvres de

Romain effleurent ses cheveux sa tempe et trouvent la

commissure de ses lèvres.

La danse se termine  Romain la quitte sans rien dire et

s’éloigne, il va me chercher une boisson pense t-elle

les minutes passent il ne revient pas, elle attend

encore quelques secondes puis elle décide d’aller à sa

recherche, elle parcourt des yeux pièces du bas ou les

jeunes s’amusent.

Romain ne se trouve pas parmi eux, une tache de  

lumière  de l’autre coté du couloir l’attire c’est la

cuisine .

Un couple s’y trouve enlacé, l’homme chuchote à

l’oreille de sa compagne ce qui déclenche chez elle un

petit rire, médusée elle fixe la scène l’homme relève

la tête, c’est Romain et Sophie, comme une

somnambule elle fonce vers la porte et se sauve.

Elle n’a qu’un but s’enfuir de cette maison loin très

loin, elle traverse la route et pénètre dans le bois,

la nuit tombe l’obscurité masque les contours des

arbres des ronces et des broussailles.

Elle ralentit sa course, les mains en avant elle fait

face aux obstacles afin de les éviter. Le silence

résonne de bruits feutrés de craquements sourds,

une peur irraisonnée l’envahit  un étau comprime sa

poitrine elle ne sait plus de quel coté se diriger, sa

panique est a son comble le sol crisse autour d’elle on

la suit elle n’a rien pour se défendre elle va périr dans

ce bois. Dans le feuillage qu’elle ne peut que deviner

des yeux la fixent des ailes la frôlent c’est une

chouette, je vais me tapir au pieds d’une futaie et

reprendre mon chemin quand le jour se lèvera  mais

en attendant la fraîcheur de la nuit la pénètre

jusqu’aux os les larmes. Sourdent sous ses paupières,

soudain! une grande clarté la fait se lever et scruter

le haut des arbres, elle aperçoit le disque bien rond de

la lune dans un halo de lumière  les ombres sur sa face

lui donne un visage plutôt souriant, la lune avance

lentement lui montrant le chemin qu’elle doit suivre

quand la végétation trop dense la stoppe la lune

ralentit sa course, elle la suit l’angoisse qui serrait

sa gorge se dénoue elle taille sa route avec confiance

elle sent à peine les branches qui l’égratignent au

passage, elle ne quitte pas des yeux le disque rond

brillant qui ondule au-dessus des arbres;

L’horizon se dégage les arbres se font plus rare, une

clairière ! et au bon milieu un petit étang ça ne

s’arrange pas pense t-elle suivre la lune qui l’éclaire

ne lui dit toujours pas ou elle doit aller. La lune

s’arrête au-dessus de l’étang elle descend doucement

son reflet se noie à la surface de l’étang . Soudain des

points lumineux dansent autour de la clairière

s’approchent de l’étang, des voix se font distinctes.

Zoé éé  Zoé éé la joie l’inonde ses amis sont près d’ici 

fini la galère la peur le froid  » ici  là je suis ici près de

l’étang, bientôt ses amis l’entourent la serrent dans

leurs bras .

Tu nous a fait une de ces frayeur quand on s’est

aperçu de ta disparition allons retournons à la

maison tu dois être épuisée, Zoé regarde une dernière

fois la lune au-dessus de l’étang dans lequel se noie

son reflet.

Pourquoi pense t-elle m’a t-elle mené près de

l’étang!!!!!!!!!!

Huguette

//

 

 

 

   

 

 

 

 

SOUVENIRS AMBULANTS

5 mars, 2016

Cécile est arrivée la veille à Paris et s’est installée

dans l’appartement.  

Elle a été très étonnée de recevoir l’invite du notaire a

se présenter à l’ouverture de la succession d’une

parente éloignée, décédée sans autre famille restante

qu’elle.

Perdue de vue depuis très longtemps cette cousine de sa

mère habitait son logement parisien deux

trois fois l’an. Cécile se souvient qu’elle venait passer

quelques jours chez elle lors de son séjour.

Elle attendait toujours avec impatience la venue de sa

cousine à Paris.

Penchée à la fenêtre Cécile se remémore ces périodes

de vacances très heureuses ou elle découvrait

Avec fascination la capitale, ce quartier était très vivant,

plein de surprise pour la petite provinciale

qu’elle était à l’époque. La vie explosait tôt le matin

avec le tintamarre des bidons du camion laitier,

venait ensuite le ramassage des poubelles.

De la fenêtre comme aujourd’hui elle apercevait les toit

entourant le dôme du Panthéon.

Le son des cloches de l’église sainte Geneviève

accompagnait la journée des habitants du quartier.

Elle avait la permission de jouer dans la rue avec deux

fillettes de son âge, elles faisaient le tour du

pâté de maisons, sans oublier de sonner en passant à

toutes les portes d’immeubles dans les éclats

de rire et un sauve qui peut rapide pour échapper aux

concierges.

Elle aimait dès qu’elle entendait un air d’accordéon se

précipiter à la fenêtre, sa cousine enveloppait

une petite pièce dans un bout de journal qu’elle lançait

au musicien ambulant.

Elle n’était pas la seule, d’autres fenêtres s’ouvraient et

les petits paquets tels des papillons se posaient

sur le trottoir aux pieds de l’artiste, des badauds

l’entouraient. Il poussait la goualante s’accompagnant

de son accordéon, des airs connus de vieilles chansons

françaises repris par les curieux.

Parfois un de ces musiciens vendait des partitions

à l’auditoire .

Un autre souvenir surgit pour Cécile de cette période

lointaine, sur la place Contrescarpe les jours de fête

se tenait un crochet radiophonique, c’était un vrai

bonheur les gens se tenaient autour d’un plancher

surélevé

occupé par deux trois musiciens, l’animateur relevait

le nom des futurs concurrents, chacun se présentait et

entonnait sa ritournelle souvent le temps des cerises

ou ma guêpière et mes longs jupons.

Le public debout écoutait et par des applaudissements

ou des huées récompensaient et sanctionnaient les

concurrents.

Elle trouvait terrible l’instant ou la chanson stoppait

sous les quolibets, le présentateur tapait un coup

vigoureux sur un gong

ce qui déclenchait les rires et les moqueries du public

, en fait tous espérait cet instant, les candidats peu

doué au physique ingrat,

afin de déclencher le coup de gong. C’était des moments

très gais, noyés dans les rires et les huées .

A ces souvenirs qui remontent à son enfance Cécile

est assaillie par la mélancolie  les regrets;

Sur la Contrescarpe qui a changé de figure, plus de

crochets et en bas des immeubles ou dans les cours les pièces ne pleuvent plus

des fenêtres  aux pieds de l’accordéoniste.

Ce Paris n’existe plus !!!

C’était un Paris plein de chaleur humaine, joyeux, on se regardait en se croisant, les gens se saluaient comme dans un village.

Maintenant l’indifférence s’est installée et plonge les habitants des quartiers de Paris dans la solitude……..Tout a changé !!!

Cécile ne souhaite  pas vivre dans un endroit ou chacun vit dans sa bulle.

Demain elle a rendez-vous chez le notaire elle lui remettra les clés il se chargera de la vente de l’appartement.

Elle gardera ses souvenirs

                                                       Huguette.