A LA RENCONTRE DU PRINTEMPS

26 mars, 2016

Il est sur la route de bon matin comme l’ermite du tarot

ou le pèlerin de Compostelle, un solide bâton appuis ses

pas, son baluchon ne pèse pas lourd.

Il marche depuis plusieurs jours s’arrête de temps a

autres pour un frugale repas et reposer ses jambes

fatiguées. Il est heureux il goute savoure cette liberté,

cette beauté cette poésie qui l’entoure.

La nature après un long sommeil illumine tout, autour

de lui, les arbres éclatent en bourgeons vert tendre,

dans les futaies tout un petit monde sort de la léthargie

de l’hiver .

Dès l’aube le gazouillis des oiseaux accompagne son réveil

la source lui murmure de sa voix cristalline des

encouragements, elle bondit joyeusement de cailloux

en pierres.

Il remplit sa gourde, fait un brin de toilette et de nouveau

Il continue son chemin.

Sur le bas coté de la route le long du bois, les anémones

sauvages, les clochettes bleues parfument et colorent le

paysage.

Justin a quitté sa vie pour quelques temps, il étouffait,

d’autres horizons lui faisaient signe. Il a donc décidé de

partir !    Des vacances à l’aventure, sur la route il fait

de nombreuses rencontres, un escargot qui va son

chemin lentement dont le destin sera peut-être brisé en

un tour de roue. La poule faisane et ses petits qui très

rapidement se cachent dans les buissons.

Il traverse un village encore endormi, seul un chien

s’approche le hume et après une caresse s’en va.

Du clocher de l’église gêné  par le son d’une cloche un

groupe de tourterelles s’envole. Le soleil promène ses

rayons dorés sure toute chose.

Le petit lavoir niché sur le bord du ruisseau rêve avec

nostalgie aux lavandière qui l’égayaient de leurs rires

et leurs chants scandés par les coups de battoirs sur

les draps, le soleil était à son zénith,  Justin accablé par

la chaleur orageuse de cette journée de printemps se

laisse choir sous le havre de fraîcheur d’un saule pleureur

se mirant dans le ruisseau.

Justin vit pleinement le moment présent, il ferme les yeux

le visage tourné vers le soleil, quand il les ouvre il n’est pas

seul une merveilleuse apparition se tient non loin de lui,

ses cheveux d’or  encadrent un visage adorable.

Justin est sous le charme !

 » Bonjour! vous êtes la fée de cet endroit ?

 » Je suis Maryse et non une fée et vous?

 » Justin un électron libre amoureux de la nature, de la liberté.

 

 » Maryse ! Maryse cet appel trouble le silence qui s’est installé

entre les deux jeunes gens.

 » je suis ici Denis j’admire ce petit lavoir  j’arrive …..

 Adieux  Justin !

Notre électron libre a repris sa route le sourire aux lèvres et

le soleil au cœur.

 

ETHANE

 

 

 

  

 

 

s

 

 

 

 

A LA rencontre du printemps

26 mars, 2016

Il est sur la route de bon matin comme l’ermite du tarot

ou le pèlerin de Compostelle, un solide bâton appuis ses

pas, son baluchon ne pèse pas lourd.

AU CLAIR DE LA LUNE

6 mars, 2016

Que fait-elle dans ce bois en cette fin d’après midi.

Elle avance rapidement luttant contre les branches

qui tentent de la stopper.

Ses épaules se soulèvent en petits soubresauts les

larmes ruissellent sur ses joues qu’elle essuies du

revers de sa main.

La lumière se fait diffuse à  travers le brun roux

des feuilles.

Le jour tombe vite à cette période de fin d’automne,

la fraicheur s’insinue sous ses vêtements,  elle n’est

pas habillée chaudement c’est l’été indien la petite

brise caresse son visage assèche ses larmes.

Elle ralentit ses pas regarde alentour.

Que fait-elle dans ce bois ! ou vat-elle, des images se

Bousculent : Elle se trouve chez  Sophie  heureuse de

retrouver ses amis!!!! ce soir c’est la fête l’anniversaire

de son amie……Romain  est là,  ses sentiments pour lui 

sont plus qu’amicaux  elle espère que ce soir il lui fera 

part des siens. Il a des gestes tendres attentionnés.

Peut être partage t-il ses espoirs elle est heureuse.

Romain s’approche et l’invite a danser, les lèvres de

Romain effleurent ses cheveux sa tempe et trouvent la

commissure de ses lèvres.

La danse se termine  Romain la quitte sans rien dire et

s’éloigne, il va me chercher une boisson pense t-elle

les minutes passent il ne revient pas, elle attend

encore quelques secondes puis elle décide d’aller à sa

recherche, elle parcourt des yeux pièces du bas ou les

jeunes s’amusent.

Romain ne se trouve pas parmi eux, une tache de  

lumière  de l’autre coté du couloir l’attire c’est la

cuisine .

Un couple s’y trouve enlacé, l’homme chuchote à

l’oreille de sa compagne ce qui déclenche chez elle un

petit rire, médusée elle fixe la scène l’homme relève

la tête, c’est Romain et Sophie, comme une

somnambule elle fonce vers la porte et se sauve.

Elle n’a qu’un but s’enfuir de cette maison loin très

loin, elle traverse la route et pénètre dans le bois,

la nuit tombe l’obscurité masque les contours des

arbres des ronces et des broussailles.

Elle ralentit sa course, les mains en avant elle fait

face aux obstacles afin de les éviter. Le silence

résonne de bruits feutrés de craquements sourds,

une peur irraisonnée l’envahit  un étau comprime sa

poitrine elle ne sait plus de quel coté se diriger, sa

panique est a son comble le sol crisse autour d’elle on

la suit elle n’a rien pour se défendre elle va périr dans

ce bois. Dans le feuillage qu’elle ne peut que deviner

des yeux la fixent des ailes la frôlent c’est une

chouette, je vais me tapir au pieds d’une futaie et

reprendre mon chemin quand le jour se lèvera  mais

en attendant la fraîcheur de la nuit la pénètre

jusqu’aux os les larmes. Sourdent sous ses paupières,

soudain! une grande clarté la fait se lever et scruter

le haut des arbres, elle aperçoit le disque bien rond de

la lune dans un halo de lumière  les ombres sur sa face

lui donne un visage plutôt souriant, la lune avance

lentement lui montrant le chemin qu’elle doit suivre

quand la végétation trop dense la stoppe la lune

ralentit sa course, elle la suit l’angoisse qui serrait

sa gorge se dénoue elle taille sa route avec confiance

elle sent à peine les branches qui l’égratignent au

passage, elle ne quitte pas des yeux le disque rond

brillant qui ondule au-dessus des arbres;

L’horizon se dégage les arbres se font plus rare, une

clairière ! et au bon milieu un petit étang ça ne

s’arrange pas pense t-elle suivre la lune qui l’éclaire

ne lui dit toujours pas ou elle doit aller. La lune

s’arrête au-dessus de l’étang elle descend doucement

son reflet se noie à la surface de l’étang . Soudain des

points lumineux dansent autour de la clairière

s’approchent de l’étang, des voix se font distinctes.

Zoé éé  Zoé éé la joie l’inonde ses amis sont près d’ici 

fini la galère la peur le froid  » ici  là je suis ici près de

l’étang, bientôt ses amis l’entourent la serrent dans

leurs bras .

Tu nous a fait une de ces frayeur quand on s’est

aperçu de ta disparition allons retournons à la

maison tu dois être épuisée, Zoé regarde une dernière

fois la lune au-dessus de l’étang dans lequel se noie

son reflet.

Pourquoi pense t-elle m’a t-elle mené près de

l’étang!!!!!!!!!!

Huguette

//

 

 

 

   

 

 

 

 

SOUVENIRS AMBULANTS

5 mars, 2016

Cécile est arrivée la veille à Paris et s’est installée

dans l’appartement.  

Elle a été très étonnée de recevoir l’invite du notaire a

se présenter à l’ouverture de la succession d’une

parente éloignée, décédée sans autre famille restante

qu’elle.

Perdue de vue depuis très longtemps cette cousine de sa

mère habitait son logement parisien deux

trois fois l’an. Cécile se souvient qu’elle venait passer

quelques jours chez elle lors de son séjour.

Elle attendait toujours avec impatience la venue de sa

cousine à Paris.

Penchée à la fenêtre Cécile se remémore ces périodes

de vacances très heureuses ou elle découvrait

Avec fascination la capitale, ce quartier était très vivant,

plein de surprise pour la petite provinciale

qu’elle était à l’époque. La vie explosait tôt le matin

avec le tintamarre des bidons du camion laitier,

venait ensuite le ramassage des poubelles.

De la fenêtre comme aujourd’hui elle apercevait les toit

entourant le dôme du Panthéon.

Le son des cloches de l’église sainte Geneviève

accompagnait la journée des habitants du quartier.

Elle avait la permission de jouer dans la rue avec deux

fillettes de son âge, elles faisaient le tour du

pâté de maisons, sans oublier de sonner en passant à

toutes les portes d’immeubles dans les éclats

de rire et un sauve qui peut rapide pour échapper aux

concierges.

Elle aimait dès qu’elle entendait un air d’accordéon se

précipiter à la fenêtre, sa cousine enveloppait

une petite pièce dans un bout de journal qu’elle lançait

au musicien ambulant.

Elle n’était pas la seule, d’autres fenêtres s’ouvraient et

les petits paquets tels des papillons se posaient

sur le trottoir aux pieds de l’artiste, des badauds

l’entouraient. Il poussait la goualante s’accompagnant

de son accordéon, des airs connus de vieilles chansons

françaises repris par les curieux.

Parfois un de ces musiciens vendait des partitions

à l’auditoire .

Un autre souvenir surgit pour Cécile de cette période

lointaine, sur la place Contrescarpe les jours de fête

se tenait un crochet radiophonique, c’était un vrai

bonheur les gens se tenaient autour d’un plancher

surélevé

occupé par deux trois musiciens, l’animateur relevait

le nom des futurs concurrents, chacun se présentait et

entonnait sa ritournelle souvent le temps des cerises

ou ma guêpière et mes longs jupons.

Le public debout écoutait et par des applaudissements

ou des huées récompensaient et sanctionnaient les

concurrents.

Elle trouvait terrible l’instant ou la chanson stoppait

sous les quolibets, le présentateur tapait un coup

vigoureux sur un gong

ce qui déclenchait les rires et les moqueries du public

, en fait tous espérait cet instant, les candidats peu

doué au physique ingrat,

afin de déclencher le coup de gong. C’était des moments

très gais, noyés dans les rires et les huées .

A ces souvenirs qui remontent à son enfance Cécile

est assaillie par la mélancolie  les regrets;

Sur la Contrescarpe qui a changé de figure, plus de

crochets et en bas des immeubles ou dans les cours les pièces ne pleuvent plus

des fenêtres  aux pieds de l’accordéoniste.

Ce Paris n’existe plus !!!

C’était un Paris plein de chaleur humaine, joyeux, on se regardait en se croisant, les gens se saluaient comme dans un village.

Maintenant l’indifférence s’est installée et plonge les habitants des quartiers de Paris dans la solitude……..Tout a changé !!!

Cécile ne souhaite  pas vivre dans un endroit ou chacun vit dans sa bulle.

Demain elle a rendez-vous chez le notaire elle lui remettra les clés il se chargera de la vente de l’appartement.

Elle gardera ses souvenirs

                                                       Huguette.

 

 

Ton visage est là, dans mon souvenir.

17 mai, 2014

th

 

 

Te souviens-tu de ces diners de famille ou attablés devant des verres, nous fètions

un anniversaire.

Quand venait celui de Marie, que l’on apportait le gâteau c’est avec tact qu’il se garnissait

de bougies.

Elle avait peur des années qui défilaient et des fines ridules qui marquaient son visage

Sous les frondaisons du jardin avec le chant des oiseaux s’installait une douce harmonie

Le parfum des fleurs nous enivrait. Les rhizones bleus, jaunes, oranges des iris ravissaient

nos yeux.

Tu me prenais la main et laissant les autres à leurs palabres, c’est avec joie, de liberté que

nous prenions par la passerelle le chemin du sous bois, je consultais ma boussole de peur de

perdre le nord. Les branches des arbres se penchaient pour nous saluer.

Te souviens-tu du petit lapin de garenne que je voulais absolument apprivoiser.

j’étais dans une phase jubilatoire, je lui avais déjà choisi un nom, mon petit lapin n’était pas d’accord

et avec toute la vitesse de ses petites pattes, il s’est sauvé. Mais j’étais heureuse!

Près de moi tu étais là TOI

 

vierges noires d’Auvergne

28 janvier, 2011

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Tous les Dieux sauveurs des hommes naissent d’une vierge. L’église dans son ensemble s’est toujours désintérréssée de la question des vierges, qu’elle soient noires ou de toute autre couleur,  qu’elles portent un enfant ou qu’elles aient les mains libres, ressortent de l’antiquité ou d’une époque plus récente les effigies de la vierge représentent la mère de Jésus.

Le symbolisme en fut défini et présenté ( comme événement historique sans plus d’explication ) à l’adoration des foules.

Le dogme de la vierge Marie apparait assez tardivement dans le christianisme.

Dans le livre des Apôtres un seul passage mentionne le nom de la vierge (1-14) ce livre fut rédigé probablement entre 50 et 70 après la Crucifixion. Les traditions sur la vierge Marie n’ont été arrêtées qu’au VII siècle, les livres sur lesquels elles s’appuient sont tenus pour aprocryphes par l’église qui n’y considère comme authentiques que les chapitres qui lui sont utiles. Il faut attendre saint André 1091-1153 pour voir le culte marial se développer. Michelet parlant des XII et XIII siècles dira :  » C’était l’époque où la vierge envahissait presque tous les autels et tous les temples  » et Sainte- Beuve d’ajouter : » au XII siècle, Notre Dame devin la grande adoration, l’idée chevaleresque et mystique du Moyen Age. A partir de ce moment- là le culte de la vierge se devellopera et nul ne le contestera.

Le culte de la vierge est bien antérieur au christianisme, on retrouve des déesses-mères depuis le paleolithique. La vénus de Villendorf, celle de Laussel, celle de Lespugues parmi les plus connues, également ce texte d’Apulée dans ses  » Métamorphoses » XI-4 ( « l’atlantis « ). Je suis par l’univers entier adorée, sous plusieurs formes avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents. Les Phrygiens, premiers nés sur la terre m’appellent la déesse-mère de Pessinonte, les Athéniens autochtones me nomment Minerve la Crécopienne, chez les habitants de l’île Chypre, je suis Vénus de Paphos, chez les Crétois armés de l’arc, je suis Diane Dyctynna, chez les siciliens qui parlent trois langues : Proserpine la Stygienne, chez les habitants d’Eleusis l’antique Cérès. Les uns m’appellent Junon, les autres Bellone : ceux-ci Hécate, ceux-là déesse de Rahmonte.  Mais ceux qui les premiers sont éclairés par les rayons du soleil naissant, les peuples de l’Héthiopie et de l’Asie et les Egyptiens puissants par leur antique savoir, me rendent mon véritable nom : la Déesse  » ISIS « .

De l’époque de la préhistoire, nous avons retrouvé des figurines en pierre, en os  ou en ivoire, aux seins et aux ventres rebondis représentations de la terre féconde abri des hommes des cavernes dont la vie était souvent menaçée. Avec l’agriculture, reste le culte de la terre-mère ou déesse-mère. La terre comme le corps de la femme est le receptacle où se développe, grandit et prend force la vie.

Isis en Egypte avait une place très importante au milieu d’un nombre considérable de dieux. Elle était le passé, le présent et l’avenir la nature mère, la souveraine des éléments. Elle devint celle qui est l’art, ses temples s’élevérent partout en méditerranée. Isis nous dit Fulcanelli citant Bigarne, c’est dans la théogonie astronomique, l’attribut de la vierge que plusieurs monuments bien antérieurs au christianisme désignent sous le noms de  » vierges paritura  » la terre avant sa fécondation et que les rayons du soleil vont bientôt animer.

Chartres posséde deux vierges noires dont l’une est désignée par « Notre Dame de sous terre.

 Cinq papes et quatorze rois s’agenouillèrent aux pieds de la vierge du Puy.         

Marsat : La reine des vierges noires d’auvergne, la statue fut placée là au XIII siècle probablement par les moines bénédictins de Mozac.

Riom : à Riom, Notre-Dame du Marthuret est justement fière de sa vierge à l’oiseau adossée au pilier de la porte, mais ce chef-d’oeuvre posséde une vierge noire qui ne remonte pas au-delà du XVII siécle. une coutume voulait que chaque année les habitants de Riom offrent une légère roue de bois où un cordon de cire blanche garni de fleurs s’enroulait cent et cent fois replié sur lui même, cette roue était portée en procession à marsat et, à l’entrée de la paroisse, d’abord déposée sur deux pierres avant d’être suspendue devant la statue, au Moyen Age une confrérie de la roue de cire fut crée.

A Clermont ferrand : La statue actuelle est une vierge dite de tendresse, alors que l’original était une majesté, comme les précédentes. Elles furent exposées dans la crypte à coté d’un puits sacré ( ce qui est un élément de la religion Celtique ). Cette vierge fut trouvée d’après Saillens dans un puits sacré bien avant la construction de l’église, elle était alors barbouillée de rouge.

A Mauriac dans le Cantal se trouve une vierge debout de ImI4 de hauteur portant l’enfant sur son bras, sculptée au XIX siécle elle remplace l’authentique vierge noire assise en majesté qui datait du XI ou peut-être du X siècle, comme toutes les vierges noires, celle-ci est aussi une vierge miraculeuse qui passe pour avoir une action bienfaisante sur les captifs, c’est ainsi que deux auvergnats prisonniers des Arabes en Espagne se retrouvèrent malgré leurs chaines, endormis devant l’église de Mauriac.

Notre-Dame des oliviers à murat : l’image est en bois d’oliviers, elle est fétée à la chandeleur elle est alors habillée de vert ainsi que ses cierges verts pour accompagner la vierge noire.

Au-delà de ce site Auvergnat si riche et si tourmenté par les forces tellurique, nous pouvons rencontrer tout au long des chemins de Compostelle d’autres vierge noires, toutes répondant aux mêmes descriptions, nous pouvons tenter de comprendre et déchiffrer le message secret qu’elles tentent de nous transmettre.

                                           ETHANE

 

 

Bibliographie : Zodiaque, Jacques Huynen( R. Laffont) Larousse, Fulcanelli, Emile Saillens ( les éditions universelles )

 » ANNAIK « 

25 septembre, 2010

 Vous la connaissez ??????????? C'est BECASSINE

Une partie de ma famille, celle par alliance est Normande, du calvados une région agréable, avec des bocages biens verts. Entre Lisieux et Coquainvilliers, Caen et Deauville, nous avons passé mes enfants et moi de très bonnes vacances.

Les mauvaises langues vous diront  » En normandie, il pleut toujours ! ne les écoutez pas, les nuages arrosent  juste ce qu’il faut, pour un paysage luxuriant. Quel plaisir la pêche aux moules ou le ramassage des coques et sous les petits rochers débusquer les étrilles.

J’ai tout de même un regret, pas de famille ou d’amis en  bretagne, alors je ne connais pas la bretagne ! !

Ah mais si,  j’ai une cousine ! ! Bécassine.

Bécassine  c’est ma cousine, elle est drôle ma cousine, une tête toute ronde un petit bouton en guise de nez, des sourcils haut perchés. un parapluie rouge qui ne la quitte pas à tête de canard.

Février 1905  l’éditeur Henri Gautier s’appréta a lancer un nouveau magasine pour la jeunesse  » La semaine de Suzette  » qui paraîtra tous les jeudis est destinée à la fillette à partir de huit ans. Les enfants y trouvent sous forme de petits récits imagés des leçons de morale et de bonnes manières, des jeux,des idées d’activités, des recettes de cuisine et des conseils de jardinage, de couture et de broderie.

Le premier numéro de la semaine de la Semaine de Suzette est prêt pour l’imprimerie, mais la rédactrice en chef Jacqueline Rivière s’aperçoit que la dernière page est vide, combler ce vide est urgent, elle improvise une petite histoire pour rire.

Une jeune domestique ignorante et naîve Bécassine entre au service de l’aristocrate marquise de Grand-Air. Pour son premier jour Bécassine confond des spahis (des militaires en uniforme rouge ) avec des homards, l’un et l’autre son rouge !

Jacqueline Rivière le court scénario fruit de son imagination terminé arrête le premier dessinateur qui passe par là et lui demande de l’illustrer. Ce dessinateur s’appelle Joseph Porphyre Pinchon immédiatement il se met au travail et d’un coup de crayon net et précis il donne un visage à Bécassine et l’habille avec une tenue folklorique incertaine, une coiffe blanche sur sa bouille toute ronde, une robe verte dont le bas de la jupe et les larges manches sont bordées d’une bande noire et d’un corselet rouge, de gros bas de laine des souliers informes et un tablier blanc. avec un air ahuri et un baluchon accroché au bout d’un parapluie Bécassine débarque à la rencontre des lectrices de la Semaine de Suzette c’est un triomphe, il a été tiré à cent mille exemplaires et distribué gratuitement pour le lancement du magazine. La direction reçoit un abondant courrier de fillettes déçues par l’absence de Bécassine dans le deuxième numéro et les suivants.

Quelques mois plus tard elle revient et en première page cette fois. Elle ne donne pas de conseil ni de leçon de morale simplement elle fait rire. Il faut dire que Bécassine est d’une bétise et stupidité incurable sans borne. Son parlé est un langage populaire familier déformé pittoresque. Quand elle écrit à sa niéce son orthographe est des plus fantaisiste .

C’est en 1913, une centaine  » d’historiettes » de Bécassine plus tard que le neveu et associé de l’éditeur Henri Gautier prend la relève de Jacqueline Rivière pour écrire les scénarios, Pinchon lui, continue a signer les dessins. C’est cette année là que parait le premier album de Bécassine : c’est l’enfance de Bécassine.

La petite Bécassine pose fièrement pour la première fois  avec son parapluie rouge à tête de canard. Cet album fait un retour en arrière et nous révèle  son véritable nom,  Annaik Labornez, son village natal  situé près de Quimper a pour nom Clocher- les- bécasses, ses parents de pauvres paysans se désolaient de la petitesse du nez de leur fille, à Clocher- les Bécasses on est persuadé que l’intelligence est proportionnelle à la longueur du nez, voilà comment pour conjurer le sort ses parents affublèrent la petite Annaik du surnom de bécassine, la bécasse étant un oiseau au long bec. Sa cousine Marie Quillouch est dotée d’un long nez dont elle est très fière mais son teint est jaune, elle est envieuse et méchante. Lorsque j’étais très jeune j’aimais beaucoup le passage ou Bécassine et Marie Quillouch bébés, empaquetées dans un lange sont accrochées au mûr  » le parc de bébé n’éxistait pas  » Bécassine très sage regardait autour d’elle alors que Marie Quillouch se démenait comme un beau diable son teint jaune virait au violet .

Bien plus tard la marquise de Grand-Air l’engage comme bonne a tout faire, elle fait preuve d’une patience et d’une indulgence remarquable à l’égard de cette jeune étourdie dont les bétises et les catastrophes ne se comptent plus. Au fil du temps des liens étroits se tissent entre la marquise et Bécassine. De simple servante elle deviendra ensuite gouvernante auprès de Loulotte la petite orpheline recueillie par la marquise.

Dans les années 1920 la crise économique cause la ruine des grandes familles. La fortune de la marquise de Grand-Air fond comme neige au soleil. Fini les séjours dans les Palaces, elle doit reduire ses dépenses,  elle loue ses châteaux se sépare de ses domestiques, la marquise, Loulotte et Bécassine passent leurs vacances dans des hôtels  plus que modestes et même en caravane durant l’été 1939 !

En septembre 1939 la deuxième guerre mondiale éclate ! en juin 1940 les Allemands sont à Paris. Ils débarquent dans les locaux des éditions Gautier-Languereau et font détruire tous les albums de Bécassine qui s’y trouvent et décrétent que posséder et lire Bécassine est interdit. Pourquoi cette décision haineuse à l’encontre d’un personnage de fiction à priori inoffensif mais très populaire en France et que depuis la première guerre mondiale Bécassine n’a pas dissimulé ses sentiments anti-allemands ou plutôt ceux de son scénariste.

Interdite par les Allemands, Bécassine se retrouve orpheline, son scénariste Maurice Laguereau alias Caumery meurt en 1941. Après la guerre  en 1946 dans la semaine de Suzette Bécassine réapparait, toujours simple et modeste elle raconte comment elle a traversé les années noires de la guerre.

On apprend ainsi qu’elle s’est trouvée   » sans le savoir engagée dans la résistance «  et qu’elle a fait pousser des salades dans son appartement pour se nourrir.

Pinchon meurt en 1953. Il est temps pour Bécassine, après plus de quarente années de bons et loyaux services de prendre sa retraite.

Je n’ai qu’une cousine en Bretagne !! Mais qu’elle cousine……….

                                                 ETHANE

 

 

 

Une allée au Luxembourg

27 mai, 2010

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J’ai grandi, à l’ombre de ce merveilleux jardin.

Elle a passé, la jeune fille , 

Vive et preste comme un oiseau :                                                                   

A la main une fleur qui brille,                                                                       

A la bouche un refrain nouveau .

C’est peut-être la seule au monde                                                                  

Dont le coeur au mien répondrait,                                                                

Qui, venant de ma nuit profonde,                                                               

D’un seul regard l’éclairerait  !…. 

Mais non- jeunesse est finie…                                                                       

Adieu, doux rayon qui m’as lui -                                                                

Parfum, jeune fille, harmonie…                                                                           

Le bonheur passait – il a fui . 

     GERARD DE NERVAL                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

LE VOYAGE

23 mai, 2010

Wagon

Vous avez eu peur de manquer votre train, le taxi qui vous menait à la gare a pris le chemin des écoliers, vous commencez a vous inquiéter.

Enfin voici la gare, vous rejoignez le quai  21 naturellement vous devez faire un petit détour, vous jetez un rapide coup d’oeil au grand panneau d’affichage des horaires, il était temps  vous n’avez plus qu’un quart d’heure, dommage vous ne pouvez acheter un sandwich  il vous faut vous dépécher, vous n’aimez pas monter dans les derniers wagons.

Vous pressez le pas, celui-ci ! c’est bien ! c’est un wagon de milieu, le compartiment est vide, vous avez le choix des places dans le sens de la marche ! c’est parfait vous avez le mal des transports, c’est très désagréable.

Vous perchez votre valise, ôtez votre vêtement le pliez et le déposez sur votre bagage, dès que le train va rouler la température va s’élever.

C’est bien installée que vous attendez le départ du train. Vous avez eu la surprise d’une table entre les deux banquettes ce sera plus facile de faire les mots croisés.

Vous regardez votre montre encore dix minutes avant le départ, vous n’étiez pas si en retard que ça. Le compartiment se remplie, un vieux monsieur son journal sous le bras pousse une grosse valise et la case avec les autres dans l’emplacement réservé à cet usage, il choisit sa place, retire son imper et le met dans le filet. Une mère et ses deux jeunes enfants s’installent à leur tour.

Le chef de gare ne va pas tarder a siffler pour annoncer le départ, vous voyez une jeune femme toute essoufflée pénétrer dans le compartiment, vous la regardez s’approcher de vous.

Vous permettez que je m’installe ici, si la place est libre vous dit-elle dans un sourire, oui bien sure, la banquette n’est pas occupée. vous l’aidez a percher ses sacs dans le filet, elle s’installe en face de vous.

Le chef de train vous annonce d’un coup de sifflet strident le départ du convoi , celui-ci s’ébranle il roule une vitesse de croisière puis il double sa puissance.

Rapidement vous sentez que la chaleur dans le wagon augmente vous pouvez enlever votre veste de laine.

Vous êtes bercée par la cadence des roues, le train file maintenant à grande vitesse. Vous appuyez votre tête, vous fermez les yeux vous savourez le début de ce voyage. Votre voisine regarde le paysage, le soleil nimbe ses cheveux blonds de reflets dorés. Un tintement résonne, vous découvrez l’employer du wagon-restaurant qui annonce son ouverture, il est encore trop tôt pour un repas, vous avez une bouteille d’eau que vous trouvez suffisante, vous irez plus tard.

Vous proposez à la jeune femme un magasine, en voyage c’est une lecture facile et si elle aime faire les mots croisés ! Chacune se plonge dans sa lecture, pas très longtemps vous apercevez le contrôleur qui demande les billets aux voyageurs et les poinçonne, le calme revient bientôt interrompu par la sonnette du restaurant, c’est le dernier avertissement. Le vieux monsieur se lève rejoint le corridor. A votre tour vous vous levez, votre voisine fait de même. Le wagon- restaurant se trouve deux wagons  plus loin cela vous dégourdira un peu vous aviez des fourmis dans les jambes, vous ne restez jamais si longtemps assise et le voyage n’est pas terminé.

Enfin vous voici installée avec votre compagne de compartiment, vous commendez un jambon salade et un café. Le sandwich est bon, le café un peu amer, cela ne vaut pas le panier repas que l’on prépare.

Enfant, quand vous preniez le train avec vos parents vous adoriez avec le pain et le jambon, l’oeuf dur, vous trouviez cela merveilleux de mordre à pleines dents dans l’oeuf entier au risque de vous étoufffer.

Vous regagniez votre compartiment ! c’est ici.

Derrière la grande vitre le paysage défile à grande vitesse, vous apercevez les arbres en fleurs, les prés avec des moutons, vous les trouvez très petits vus en accéléré.

Avec Maud, c’est le prénon de votre voisine vous entamez une discussion, vous échangez vos idées, vos préférences. Comme vous elle aime les voyages, vous auriez pu vous rencontrer dans une croisière sur le Nil ou ailleur. Elle attend que Matthias son petit garçon soit plus agé pour reprendre ses voyages. Des brides de souvenirs volent de l’une à l’autre, des couleur des odeurs des lieux de destinations, des anecdotes cocasses, vous riez de bons coeur et le trajet vous paraissez très acceptable.

Avec ces papotages vous ne voyez pas passer le temps, vous approchez de votre destination, vous ressortez de votre sac la bouteille d’eau, vous la videz entièrement par petites lampées vous laisserez cette bouteille vide avec les mots croisés que vous avez achevé dans le vide poche, inutile de vous encombrer plus qu-il n’en faut.

La mère des deux jeunes enfants fourrage dans son sac, en sort des bonnets elle en coiffe les petits, descend sa valise. Vous voyez les deux enfants s’enerver à l’approche du terme de ce voyage. Le vieux monsieur tire sa valise avec difficulté, elle est coincée, vous constatez que l’union fait la force un jeune homme l’aide, le bagage est dégagé rapidement.

Votre compagne se prépare, vous l’aidez a descendre sa valise, vous échangez vos numéros de portables, vous vous êtes fait vos adieux, c’est vrai vous avez forgé un lien amical avec cette jeune femme, seul l’avenir décidera si ce lien est solide, peut-être vous rencontrerez -vous plus tard. Ah ! le train entre en gare, dans le compartiment les voyageurs s’agitent. Vous ajustez votre vêtement passez une main dans vos cheveux afin de les discipliner, puis d’un pas décidé vous vous dirigez vers la sortie, vous descendez avec précaution les marches, vous êtes sur le quai et adressez à Maud un dernier geste amical de la main. Vous avancez , en fin de voie votre regard  fait le tour des personnes attendant les passagers.

Vous stoppez vos recherches là devant vous à quelques mètres, vous apercevez les visages souriant de votre famille, vous avancez à la rencontre du petit groupe, heureuse de les retrouver, vous serrez tour à tour les êtres chers.

Vous parlez tous en même temps et riez heureux de ces retrouvailles, vous vous dirigez vers la sortie de la gare, le voyage est terminé.

                                                          ETHANE

Ecrire au « vous » est inspiré de la façon  Michel  BUTOR

                                                          

                                                                 

                                                                                    

Nouveau Départ

11 décembre, 2009

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Le train se déploie tout au long du quai en attente du signal du départ,

les voyageurs s’activent à la recherche de leurs places, les au revoir et les adieux s’échangent dans l’émotion, les rires, la promesse d’une carte postale ou d’un coup de fil atténue le léger pincement au coeur du départ.

Sur le quai la petite dame, son sac de voyage à la main, à son tour trottine vers le wagon qui lui est dévolu.

Elle part seule vers un point d’interrogation, à l’arrivée on viendra la chercher, ici commencera son avenir.

Elle est devant son wagon, d’un air préocccupé, elle laisse errer son regard au début du quai, se décide et commence a monter.

Mamie, mamie je suis là !!!

La petite dame a un sourire radieux, sa petite fille Charlotte est devant elle, elle la serre dans ses bras avant de partir   » bon voyage mamie ne t’inquiète pas l’on se retrouvera bientôt, heureuse la petite dame s’installe à sa place, elle part l’âme sereine.

Il y a peu de monde dans le wagon, son sac près d’elle la petite dame laisse libre cours à ses pensées, voila la page est tournée. les yeux clos elle revoit devant sa maison, les paquets, les caisses, les cartons, quelques petits meubles. Enfin tout ce qu’elle possède attend sur le trottoir les hommes qui les rangeront soigneusement dans le camion de déménagement.

Bien sûre pense t-elle, je vais vers une autre vie, une autre maison. J’étais heureuse heureuse ici,  j’ai eu l’impression que les mûrs voulaient me retenir avec leurs souvenirs, les rires des enfants, la joie qui nous entourait.

Allons ! Ouvre les yeux, regarde par la  fenêtre défiler le paysage, tu ne pouvais pas rester seule chez toi, pense à l’avenir les regrets ne sont pas éternels. Courage ne verse pas dans la mélancolie. 

Le train file à travers la campagne encore endormie, les champs, il rase les bois, enjambe une rivière, salut d’un  » tut tut «  retentissant les vaches qui le regardent passer.

Le doux  balancement  de sa cadence berce la petite dame, les souvenirs viennent l’assaillir.   

Quelques années en arrière, elle s’occupait de Charlotte et Nathan deux bons petits diables, toujours a se chamailler, se quereller.

Dans la voiture elle n’aimait pas les entendre se disputer dans son dos pendant qu’elle conduisait  : Ca suffit vous entendez ! Chantez-moi une chanson, de bon coeur ils entonnaient allêgrement les chansons de l’école.

Une chose l’avait toujours surprise, lorsque l’un ou l’autre ne se pressait pas d’obéir elle les menaçait  : je compte jusqu’à trois, elle attendait quelques secondes, prenait un air sévère et sérieux les prévenait attention : un, deux, deux et demi, deux trois quart. Ils la regardaient attentif à son expression, puis sentant le moment fatidique arriver rapidement ils obéissaient. Elle n’avait proféré aucune réelle menace, elle s’était souvent demandée…Si, ils étaient passés outre qu’aurait-elle fait ? Un sourire fleurit sur ses lèvres.. là est le mystère….

Nathan, petit, enjolivait la prononciation, tu vois mamie la ru jaune, c’est par là que tu tournes, la rue jaune ?  je ne vois pas de jaune ! Mais si regarde et il  lui montrait une grue de travaux d’un très beau jaune.

Très  souvent  elle les emmenait, partout ou il y avait un centre d’intérêt, crapahuter sur les rochers avec la peur qu’ils ne tombent et se cassent le cou, rendre visite aux chevaux les mains pleines de pain et de carottes. A la ferme, c’était un vrai bonheur à la période des naissances au printemps, de voir les petits chevreaux, cabrioler dans l’enclos construit pour eux

Le soir fatigués, quand ils étaient dans leurs lits, elle chantonnait   » une chanson douce que me chantait ma maman  » Elle voyait leurs yeux briller de malice, ils attendaient au tournant l’instant ou régulièrement sa voix déraillait, alors les rires fusaient joyeux, heureux. C’était un rite avant de sombrer dans le sommeil.

Mais tout a une fin, les petits sont devenus des Ados, de vrais courants d’air,  les copains, les sorties, les études les accaparent. Les enfants grandissent si vite, mais c’est merveilleux de les voir s’épanouir.

Une secousse, le train entre en gare, le voyage a semblé très court à la petite dame perdue dans ses pensées, elle a vue à travers le paysage ses souvenirs.

Le train s’arrête, elle se lève prend son sac de voyage s’avance lentement vers la porte du compartiment.

Le pied sur la première marche une bouffée de joie l’inonde, elle pose sa main sur sa poitrine, son coeur bat à un rythme fou.

Sur le quai en bas des marches, ils sont là lui souriant, ses enfants et petits enfants, ils sont venus l’accueillir.

La petite dame continue avec précaution de descendre les marches du train,  elle a confiance et s’abandonne aux mains qui se tendent pour l’aider a mettre un pied dans son nouveau destin.

                                                 ETHANE.

  

  

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